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Une équipe de Johns Hopkins met au point un vaccin à ADN thérapeutique administré par voie nasale contre la tuberculose

Un vaccin nasal à ADN contre la tuberculose développé par Johns Hopkins Medicine

Une équipe de recherche de Johns Hopkins Medicine a mis au point un vaccin antituberculeux innovant administré par voie nasale, ouvrant une nouvelle piste prometteuse dans la lutte contre l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la tuberculose reste la principale cause de décès due à une maladie infectieuse et se propage de manière asymptomatique chez près de deux milliards de personnes.

Une stratégie immunitaire innovante

Cette nouvelle approche repose sur la fusion de deux gènes de la tuberculose afin de guider le système immunitaire vers l’élimination des bactéries persistantes, capables de survivre aux traitements antibiotiques et de provoquer des rechutes. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Clinical Investigation, en collaboration avec la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health.

Le vaccin associe les gènes relMtb et Mip3α. Cette combinaison attire les cellules dendritiques, essentielles pour présenter les antigènes aux lymphocytes T, qui orchestrent ensuite une réponse immunitaire ciblée contre la bactérie responsable de la tuberculose.

Pourquoi une administration par voie nasale ?

L’administration intranasale constitue l’un des aspects les plus innovants du projet. Elle permet de concentrer la réponse immunitaire directement dans les voies respiratoires, principal site d’infection. Cette stratégie favorise une immunité locale durable dans les poumons tout en déclenchant une réponse immunitaire systémique.

Des résultats prometteurs chez l’animal

Chez les souris infectées, le vaccin a montré plusieurs bénéfices majeurs lorsqu’il est combiné aux traitements antituberculeux standards :

  • Élimination plus rapide des bactéries
  • Réduction de l’inflammation pulmonaire
  • Prévention des rechutes après traitement
  • Amélioration de l’efficacité des traitements contre les souches résistantes

Des tests réalisés sur des macaques rhésus ont également démontré des réponses immunitaires mesurables dans le sang et les voies respiratoires, persistantes pendant au moins six mois. Ces résultats renforcent la crédibilité du vaccin en vue de futures études précliniques et d’essais chez l’humain.

Vers des traitements plus courts et plus efficaces

Face à la montée des résistances aux antibiotiques et à la difficulté de suivre des traitements longs et complexes, l’OMS encourage le développement de vaccins thérapeutiques capables d’accompagner les thérapies existantes. Ce vaccin nasal à ADN pourrait ainsi contribuer à raccourcir les traitements et améliorer les résultats pour les patients.

Cette avancée marque une étape importante vers une nouvelle génération de solutions contre la tuberculose, offrant l’espoir d’une lutte plus efficace contre cette maladie mondiale persistante.

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